Pour les entreprises, s’engager personnellement pour le recrutement de personnes en situation de handicap est avant tout un des moyens à disposition pour participer à l’élaboration d’une société plus juste et plus équitable. Cependant, selon ce que dit une étude Agetiph, encore près de deux tiers des dirigeants d’entreprise estiment que cette situation de recrutement est difficile.

Handicaps et entreprises, une insertion complexe

Pour les dirigeants (l’enquête a été réalisée auprès d’un panel de 402 dirigeants d’entreprises, avec parmi eux des responsables RH représentatif des entreprises nationales ayant au moins un salarié, tous secteurs d’activité confondus), l’embauche de personnel handicapé est perçue comment souvent “difficile”. Elle représente, pour presque la moitié des interrogés (46 %), une difficulté objective principalement due à la nature même des postes à disposition. De plus, pour un tiers d’entre eux (27 %), cela représente aussi une charge de plus dans l’organisation de l’entreprise. On relève ainsi que certaines missions posent plus de problèmes que d’autres, comme l’encadrement d’équipe (60 %), et encore plus problématique, l’accomplissement de tâches de bases (49 %).

Cependant, on relève tout de même que le bien-être au travail n’est toutefois pas remis en question étant donné qu’un dirigeant sur 5 juge qu’être en situation de handicap peut entraîner un manque de respect de la part des autres employés.

Des chefs d’entreprises volontaires et positifs

Heureusement certains constats remontent le score. On note notamment qu’une grande majorité des dirigeants de sociétés de 20 salariés et plus se disent prêts à recruter davantage de personnes en situation de handicap (85 %). Ce qui un constat contraire à celui des salariés et du grand public, qui restent nombreux (presque 50 %) à considérer le recrutement de personnes handicapés comme une “obligation sociale imposée par la loi”. Du côté des chefs d’entreprises, eux, ne sont que 17 % à voir les choses de cette façon.

Et dernière bonne nouvelle pour conclure : pour 34 % des personnes interrogées, il s’agit là d’une opportunité pour s’ouvrir à de nouveaux profils !