Pour les jeunes en situation de handicap mental, à 20 ans, c’est un âge crucial. Ils pensent souvent être sans perspective. L’association T Cap’ 21, ne l’entend pas ainsi et voit l’avenir en grand pour eux. Ainsi, l’association a transformé une gare désaffectée près de Marseille, en auberge et école de formation. Le projet s’intitule Train Inc’ Café. Il sera reproduit ailleurs en France.

Des formations aux métiers de service

L’avenir d’un jeune de 20 ans en situation de handicap mental est très désavantagé. Entre la maison, le foyer de vie ou l’Esat (centre d’aide par le travail), les possibilités ne se multiplient pas. C’est pour cette raison que le Train Inc’ Café travaille d’arrache-pied pour accueillir davantage de personnes. En effet, en plus du café, il accueille dans les trois chambres du deuxième étage, des hôtes ravis de passer quelques jours dans ce lieu touristique. De plus, une dizaine de jeunes de T Cap’21 ont la possibilité de se former à différents métiers liés au service. Cela concerne les métiers qui recrutent telles que la restauration, l’hôtellerie, le maraîchage, ou encore la boulangerie. En outre, le métier de peintre en bâtiment, car c’est l’association qui rénove elle-même cette belle bâtisse à l’exception des gros travaux. Pour les personnes maitrisant la communication correctement il est possible de travailler en tant qu’indépendant sur JobPhoning.

Des personnes capables de travailler comme les autres

Le nom de l’association « Train Inc’ Café » vient du mot anglais Train comme  « to train’’ = entraîner et Inc’ pour le mot ‘’Inclusion’’. L’association cherche véritablement à inclure les jeunes handicapés sur le marché du travail. Non seulement, elle forme les jeunes en situation de handicap mental à des métiers qui recrutent en milieu ordinaire, mais en plus offre un contrat salarié. À la différence de l’Esat, ces jeunes sont désormais plus intégrer dans la société. En effet, ils payent des cotisations sociales et touche un réel salaire.

En plus de la reconnaissance financière, ces métiers sont pour certains très passionnants. Pierre-Laurent, par exemple, préfère le contact du public, plutôt que la solitude de son poste, dans son Esat à Marseille, où il s’occupe du conditionnement de produits alimentaires.  

La formation accessible ici et ailleurs

Pour l’association, la formation est une priorité. Les jeunes bénéficient de cours théoriques sur place (phrase d’accroche, tenue vestimentaire, etc.) et effectuent des stages dans d’autres restaurants. Les restaurants Etik à Aix-en-Provence ou encore L’Oiseau Rieur à La Ciotat permettent aux jeunes de se faire de belles expériences et de monter en compétences. Les contrats, d’une durée de quatre mois à deux ans, leur permettront de se former pour trouver des « emplois réguliers » plus facilement. Ceci est très important pour l’association quand on sait que de nombreux employeurs discriminent les personnes handicapées à l’embauche.

Un logement sur place pour les jeunes qui travaille

Les premiers contrats de location comprendront six jeunes hommes embauchés sur des contrats à temps partiel et à long terme. Les jeunes qui habitent plus loin peuvent dormir dans le bâtiment de l’association dans des chambres au rez-de-chaussée qui leur sont réservées. À  terme, une dizaine d’autres jeunes rejoindront l’équipe dans quelques années avec CDD Tremplin.

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